
Le NSQ® Lab explore la co-émergence de la Conscience et du Vivant à travers une modélisation transdisciplinaire qui articule neurosciences, cognition quantique et ontologie relationnelle
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Comprendre les implications majeures globales et spécifiques à l'optimisation de l'accompagnement humain
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Pourquoi, dans une situation donnée, un être humain s'ouvre-t-il à la collaboration, attaque-t-il, se retire-t-il — ou cherche-t-il refuge dans une alliance contrainte? Et qu'est-ce qui le rend plus ou moins vertueux? Et dans quelles conditions?
Depuis des années d'observation clinique, de recherche appliquée et d'accompagnement de l'humain — plus de 50 000 heures de séances —, une hypothèse s'est progressivement imposée : nos comportements ne naissent pas seulement de nos idées, de nos valeurs ou de notre volonté consciente. Ils émergent aussi d'une évaluation plus profonde, corporelle, souvent instantanée : ce qui compte pour moi est-il en sécurité, menacé, accessible, partageable ou à défendre ?
C'est cette bascule que j'appelle la Valence Vitale.
La Valence Vitale ne réduit pas l'humain à la survie. Elle observe comment le vivant transforme ce qui compte pour lui — sécurité, lien, argent, territoire, reconnaissance, désir, connaissance, sens ou transcendance — en seuils d'élan, de retrait, d'alliance ou de conflit.
Elle ne classe pas les personnes. Elle cartographie les bascules.
Quatre dynamiques, une seule grille
Le modèle propose une grille simple mais puissante. Selon la valeur perçue d'un enjeu, la proximité d'un seuil critique, la peur, la force ressentie et le niveau de complexité disponible, un individu — ou un collectif — peut basculer vers quatre grandes dynamiques :
* la coopération généreuse, quand le lien naît du surplus ;
* le combat ou la prédation, quand la force rencontre la pénurie ;
* l'évitement tranquille, quand l'affrontement n'a pas d'intérêt ;
* la coalition contrainte, quand le lien devient refuge, soumission ou solidarité de nécessité.

Ce que révèlent les premières simulations
L'intérêt du modèle n'est pas seulement individuel. En faisant interagir des agents artificiels soumis à des règles simples, des formes collectives inattendues apparaissent : hiérarchies nées d'agents pourtant identiques, inégalités, alliances sous contrainte, mémoire des structures — et cette découverte sobre : un système appauvri ne revient pas à la coopération au moment où l'abondance revient. Le passé reste inscrit dans sa forme.
Une "surprise ou une confirmation" est même sortie spontanément du modèle : la peur ne rend pas combatif. Elle fait basculer de la générosité vers la soumission.

Le dossier complet distingue rigoureusement ce qui est injecté dans les règles, ce qui est structurel, et ce qui émerge réellement des interactions.
Un travail exploratoire — et assumé comme tel
Ce travail ne prétend pas être une théorie validée du comportement humain. Il propose une lentille féconde, issue de l'expérience clinique, mise à l'épreuve par la simulation, et appelée à devenir progressivement testable, discutable et cartographiable. Une grille qui éclaire — et qui accepte d'être contredite.
Son potentiel est considérable : mieux comprendre les conflits de couple, les tensions d'équipe, les bascules communautaires, les phénomènes de soumission, les logiques de prédation, les régressions sous peur, mais aussi les conditions réelles de la coopération vivante.
Explorer plus en profondeur
Le dossier complet — grille détaillée, simulations, limites et questions ouvertes — est volontairement réservé à un cercle restreint : chercheurs, praticiens, accompagnants, responsables d'équipes et esprits libres désireux de contribuer à l'exploration.
L'accès est ouvert spontanément sur demande.
L'enjeu n'est pas d'adopter un modèle de plus. L'enjeu est d'apprendre à voir, avec plus de précision, ce qui nous fait basculer.
A-t-on vraiment identifié une signature biologique de la conscience ?
Publié le 12 juin 2026
Par Joachim Roberfroid
Depuis quelques jours, un titre circule dans plusieurs médias scientifiques : “La signature biologique de la conscience enfin identifiée.”
La formule est puissante. Elle attire l’attention. Elle ouvre une question vertigineuse : aurait-on enfin trouvé, dans le cerveau humain, le marqueur biologique permettant de distinguer les états où la conscience est active de ceux où elle s’efface ?
La découverte dont il est question vient d’un article publié le 27 mai 2026 dans Nature Human Behaviour, intitulé Thalamic oscillations distinguish natural states of consciousness in humans (1).
Et il faut le dire clairement : l’étude est importante.
Mais elle demande aussi beaucoup de prudence. Car identifier une signature biologique associée à certains états conscients ne signifie pas que l’on a trouvé “la conscience”, ni que celle-ci serait simplement produite par une activité électrique localisée.
Une découverte rare : enregistrer directement le thalamus humain
L’un des grands intérêts de cette étude tient à son contexte expérimental.
Les chercheurs ont pu enregistrer directement l’activité électrique du thalamus chez des patients humains porteurs d’électrodes profondes, dans un cadre clinique lié à l’épilepsie et à la stimulation cérébrale profonde (1)(2).
Le thalamus est une structure située en profondeur dans le cerveau. On le présente souvent comme un relais sensoriel, mais cette définition est trop limitée. Il participe à la régulation de l’éveil, du sommeil, de l’attention, des transitions d’état cérébral et des communications entre structures corticales et sous-corticales.
Autrement dit, le thalamus n’est pas un simple câble de transmission. Il semble jouer un rôle d’accordeur d’état, capable d’influencer la manière dont le cerveau passe d’un mode de fonctionnement à un autre.
Une oscillation rapide entre 19 et 45 Hz
Dans cette étude, les chercheurs ont identifié une oscillation rapide du thalamus central, située autour de 19–45 Hz.
Cette oscillation apparaît dans deux états très différents :
l’état d’éveil ;
le sommeil paradoxal, ou sommeil REM, associé aux rêves intenses.
Elle est en revanche absente pendant le sommeil non-REM, état dans lequel la conscience est généralement fortement réduite (1).
Ce point est fascinant : l’éveil et le sommeil paradoxal sont très différents sur le plan comportemental. Pourtant, ils partagent un élément fondamental : la présence probable d’une expérience vécue.
Pendant l’éveil, nous percevons le monde extérieur.
Pendant le sommeil paradoxal, nous pouvons vivre des rêves intenses, parfois très incarnés, émotionnels et narratifs.
Dans les deux cas, il y a expérience. Dans les deux cas, cette oscillation rapide thalamique est présente. Pendant le sommeil non-REM profond, où l’expérience consciente est beaucoup plus faible ou absente, elle disparaît.
C’est pour cette raison que les auteurs parlent d’une signature oscillatoire capable de distinguer des états naturels de conscience chez l’être humain (1).
Ce que cette étude permet vraiment d’affirmer
Il serait tentant de dire : “Nous avons trouvé la conscience.”
Mais ce n’est pas ce que montre l’étude.
Ce que les chercheurs ont identifié, c’est plutôt un biomarqueur électrophysiologique : une signature mesurable, associée à certains états dans lesquels une expérience consciente est probable.
La nuance est essentielle.
Une signature n’est pas une essence.
Un biomarqueur n’est pas une origine.
Une condition d’activation n’est pas une explication complète.
Cette oscillation rapide du thalamus central ne prouve donc pas que la conscience “se trouve” dans le thalamus. Elle ne démontre pas non plus que la conscience serait réductible à une fréquence électrique.
Elle montre plutôt qu’un certain état neurobiologique profond semble accompagner, distinguer ou soutenir certains états conscients humains.
C’est déjà considérable.
Ce que cette découverte ne dit pas : la conscience n’est pas une fréquence
Il faut éviter deux erreurs symétriques.
La première serait l’erreur matérialiste naïve : croire que cette découverte localise enfin la conscience dans une structure cérébrale précise. Comme si le thalamus était le “siège” de la conscience.
La seconde serait l’erreur inverse : considérer que la biologie n’a qu’un rôle secondaire, comme si la conscience flottait dans un grand tout indifférencié, indépendamment des conditions du vivant.
Aucune de ces deux lectures ne me paraît juste.
Cette étude nous dit autre chose : il existe probablement des conditions neurobiologiques sine qua non pour que certains états conscients humains s’actualisent, se stabilisent ou disparaissent.
La conscience n’est donc pas simplement une activité électrique.
Mais elle ne semble pas non plus pouvoir s’exprimer, chez l’être humain incarné, sans certaines conditions biologiques précises.
C’est là que cette découverte devient réellement intéressante.
Lecture Micellium : une condition d’actualisation, pas le siège de la conscience
Du point de vue de Micellium, la conscience ne peut pas être pensée comme un simple produit local du cerveau.
Elle n’est pas “logée” quelque part.
Elle n’est pas une chose enfermée dans le thalamus, dans le cortex ou dans une zone cérébrale particulière.
Mais elle n’est pas non plus un “tout conscient” indifférencié, vague, sans conditions, sans structure, sans incarnation.
La conscience apparaît plutôt comme une actualisation relationnelle : elle advient à travers des conditions d’organisation, de couplage, de rythme, de corporéité et de relation.
Dans cette perspective, l’oscillation thalamique rapide identifiée par Chowdhury et ses collègues pourrait être comprise comme l’un des mécanismes biologiques nécessaires à cette actualisation.
Non pas la conscience elle-même.
Mais une condition d’ouverture, de stabilisation ou d’activation de certains états conscients dans l’organisme humain.
Autrement dit : ce que les chercheurs ont peut-être identifié n’est pas “la conscience”, mais l’un de ses mécanismes d’activation biologique.
Le thalamus : un nœud de régulation, pas un centre absolu
Cette interprétation est cohérente avec l’état actuel de la littérature.
Une revue systématique publiée en 2025 dans Frontiers in Neurology rappelle que la conscience repose sur des structures corticales et sous-corticales, ainsi que sur leurs voies de communication ascendantes et descendantes. Elle souligne aussi le rôle important de certains noyaux thalamiques, notamment le complexe centromédian-parafasciculaire, dans la génération, la modulation et le maintien du niveau de conscience (3).
Mais cette même littérature reste prudente : il n’existe pas encore d’accord définitif sur les corrélats neuronaux minimaux de la conscience.
C’est important.
Le thalamus ne doit donc pas être compris comme un centre unique qui “fabrique” la conscience. Il apparaît plutôt comme un nœud régulateur majeur dans une architecture plus vaste, impliquant des boucles thalamo-corticales, des états corporels, des rythmes, des transitions et des formes de couplage dynamique.
Des travaux publiés en 2022 dans Nature Communications avaient déjà montré que le thalamus humain joue un rôle actif dans l’orchestration des oscillations néocorticales pendant le sommeil non-REM (4). Cela renforce l’idée que le thalamus n’est pas simplement un relais passif, mais une structure capable de coordonner des dynamiques cérébrales globales.
La nouvelle étude de 2026 s’inscrit donc dans un mouvement plus large : celui d’une neurosciences de la conscience qui s’éloigne peu à peu des localisations simplistes pour étudier les états dynamiques du vivant.
Pourquoi cette découverte est majeure malgré tout
Même avec ces précautions, la découverte reste majeure.
Elle fournit un marqueur objectif, mesurable, situé en profondeur, qui distingue l’éveil et le sommeil paradoxal du sommeil non-REM.
Si ces résultats sont confirmés, ils pourraient avoir des implications cliniques importantes. Les auteurs évoquent notamment la possibilité d’affiner les recherches et les interventions dans les troubles de la conscience (1)(2).
On peut penser aux patients en coma, en état de conscience minimale, aux états post-anesthésiques, ou à certaines situations neurologiques où la personne ne peut pas répondre verbalement alors qu’une forme d’expérience pourrait être présente.
Dans ces contextes, disposer de biomarqueurs plus fiables serait précieux.
Mais là encore, la prudence s’impose : un biomarqueur ne remplace pas la conscience vécue. Il aide à l’inférer, à la détecter, à mieux la comprendre, mais il ne l’épuise pas.
Une découverte à la frontière du mesurable et du vécu
Cette étude est passionnante parce qu’elle se situe exactement à la frontière entre deux dimensions :
le mesurable : oscillations, fréquences, états cérébraux, électrophysiologie ;
le vécu : éveil, rêve, expérience subjective, présence au monde.
C’est précisément cette frontière qui rend la conscience si difficile à étudier.
La science peut mesurer des corrélats. Elle peut identifier des signatures. Elle peut établir des conditions nécessaires, des probabilités, des transitions, des mécanismes. Mais l’expérience consciente elle-même reste toujours plus qu’un signal observable de l’extérieur.
Ce n’est pas une faiblesse de la science. C’est la nature même du problème.
La conscience est à la fois incarnée et vécue.
Biologique et phénoménologique.
Mesurable dans ses conditions, mais irréductible à ses seuls marqueurs.
Conclusion
L’étude publiée le 27 mai 2026 dans Nature Human Behaviour marque une étape importante dans la recherche sur la conscience.
Elle identifie une oscillation rapide du thalamus central, autour de 19–45 Hz, présente pendant l’éveil et le sommeil paradoxal, mais absente pendant le sommeil non-REM (1).
Cette oscillation pourrait devenir l’un des biomarqueurs les plus intéressants des états naturels de conscience chez l’être humain.
Mais il serait faux d’en conclure que la conscience a été localisée, expliquée ou réduite à une fréquence cérébrale.
Du point de vue de Micellium, cette découverte peut être comprise autrement : comme l’identification possible d’un mécanisme biologique sine qua non de l’actualisation consciente.
Non pas la conscience elle-même.
Non pas son origine ultime.
Non pas son siège.
Mais peut-être l’une des conditions profondes par lesquelles l’organisme humain devient capable d’ouvrir, de maintenir ou de modifier un état conscient.
La conscience n’est donc ni simplement “dans” le cerveau, ni séparée de lui.
Elle semble s’actualiser à travers une dynamique relationnelle où le biologique, le corporel, le perceptif et le vécu ne peuvent être isolés sans perdre ce que l’on cherche précisément à comprendre.
Joachim Roberfroid - Chercheur en neurosciences appliquées
Créateur de la NSQ® - Ostéopathe - Auteur
Références
(1) Chowdhury, A., Wu, X., Beilner, T., Schreiner, T., Koeglsperger, T., Mehrkens, J.-H., Remi, J., Vollmar, C., Kaufmann, E., & Staudigl, T.
Thalamic oscillations distinguish natural states of consciousness in humans.
Nature Human Behaviour, publié le 27 mai 2026.
Article source sur l’oscillation thalamique 19–45 Hz, présente pendant l’éveil et le sommeil REM, absente pendant le sommeil non-REM.
(2) Ludwig-Maximilians-Universität München.
Signals from the deep: brain rhythms distinguish states of consciousness.
Communiqué publié le 27 mai 2026.
Présentation vulgarisée de l’étude par l’université des auteurs, avec mise en avant du rôle du thalamus central dans les états de conscience.
(3) Cacciatore, M. et al.
Thalamus and consciousness: a systematic review on the role of non-specific thalamic nuclei in consciousness.
Frontiers in Neurology, 2025.
Revue systématique sur le rôle des noyaux thalamiques non spécifiques, notamment le complexe centromédian-parafasciculaire, dans la génération, la modulation et le maintien du niveau de conscience.
(4) Schreiner, T. et al.
The human thalamus orchestrates neocortical oscillations during NREM sleep.
Nature Communications, 2022.
Étude montrant le rôle actif du thalamus humain dans l’organisation des rythmes néocorticaux pendant le sommeil non-REM.
Des résultats récents en biologie quantique rendent aujourd’hui moins tenable l’idée que le vivant serait réductible à une mécanique purement classique. Des travaux publiés en 2025–2026 montrent notamment que certaines protéines fluorescentes peuvent se comporter comme des qubits de spin optiquement adressables, y compris dans des environnements cellulaires complexes, et ouvrent la voie à de nouveaux capteurs quantiques biologiques. D’autres recherches sur les réseaux de tryptophane des microtubules suggèrent que des structures biologiques ordonnées peuvent générer, router et retenir des corrélations quantiques de manière dépendante de leur organisation globale.
Ces avancées ne “prouvent” pas le Micellium. Elles montrent en revanche qu’il devient de plus en plus difficile de penser le vivant comme un simple assemblage de matière inerte, locale et passive. Elles renforcent l’idée qu’un organisme peut héberger des dynamiques cohérentes, sensibles à la structure du réseau, à l’ordre, au désordre et aux modes de stabilisation. C’est précisément dans cet espace que le Micellium situe son exploration : non pas entre matière et conscience conçues comme deux substances rivales, mais au niveau d’une dynamique relationnelle dont les formes stables émergent ensuite comme espace, matière, mémoire, perception et conscience locale.
Puissance de calcul biologique
Un physicien de Howard University calcule que la biosphère terrestre a accumulé 10^60 opérations quantiques depuis 4,5 milliards d'années, rivalisant avec l'univers observable entier, grâce aux microtubules et à la super radiance du tryptophane dans les protéines. Ces structures opèrent à des vitesses approchant la limite cosmique de Margolus-Levitin, bien avant l'apparition des cerveaux.
Qbits dans les cellules
À l'Université de Chicago, des protéines fluorescentes (comme YFP) agissent comme des cubits cohérents dans des bactéries vivantes à température ambiante, résistant à la décohérence grâce à un blindage naturel. Oxford crée des protéines magnétosensibles (Maglove) modulables par champs magnétiques, ouvrant la voie à des capteurs quantiques biologiques.
Conscience quantique
La théorie Orch-OR de Penrose et Hameroff, ridiculisée pour l'instabilité quantique dans le cerveau "chaud", gagne en crédibilité avec ces preuves de cohérence cellulaire et des expériences sur anesthésie et EEG. Cela résout le "problème de liaison" et l'épiphénoménalisme.
Applications futures
Des biocapteurs quantiques surveillent les mitochondries pour des maladies comme le diabète ; des simulations quantiques modélisent les protéines ; une révolution en médecine et informatique à température ambiante se profile. La vie exploite le chaos thermique, inspirant de nouvelles technologies.
1. Superradiance du tryptophane, biosphère quantique
Kurian P. et al. - cohérence quantique et superradiance dans les réseaux de tryptophane des microtubules et autres architectures biologiques
Article vulgarisé :
2. Superradiance / flux d’info quantique dans les microtubules
“Quantum Information Flow in Microtubule Tryptophan Networks”
Fiche PubMed :
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41751706/
3. Qubit protéique fluorescent (EYFP)
Awschalom D. et al. - “A fluorescent-protein spin qubit” (Nature, 2025)
https://www.nature.com/articles/s41586-025-09417-w
4. Qubit biologique dans des cellules vivantes
UChicago - “Scientists program cells to create biological qubit”
5. Synthèse vulgarisée sur les qubits protéiques
“Proteins Double as Qubits, A Step That Could One Day Bridge Quantum Computing and Biology”
6. Protéines magnétosensibles MagLOV
“Bringing magnetofluorescent proteins into the cell” (Nature Methods, 2026)
https://www.nature.com/articles/s41592-026-03040-x
7. MagLOV / protéines télécommandées
Nature - “Remote controlled proteins illuminate living cells”
https://www.nature.com/articles/d41586-026-00204-9
8. Fluorescent proteins comme capteurs quantiques
“Nature Studies Reveal Fluorescent Proteins As Quantum Sensors In Living Cells”
https://pwonlyias.com/current-affairs/nature-studies-reveal-fluorescent-proteins-as-quantum-sensors/
9. Qubits protéiques / quantum biosensing
“Why quantum proteins could be the next big thing in biology”
https://www.nature.com/articles/d41586-026-00662-1
10. Nanodiamants quantiques dans les mitochondries
“Quantum Sensing of Free Radical Generation in Mitochondria…”
https://pubs.acs.org/doi/10.1021/acsnano.3c07959
11. Nanodiamants comme biocapteurs quantiques in vivo
“Fluorescent nanodiamond quantum sensing: from cell to organism”
https://www.rug.nl/about-ug/latest-news/events/promoties/promoties-vandaag?hfId=124502
12. Quantum biosensors pour voir dans les cellules
WashU - “researchers use quantum biosensors to peer into the inner workings of living cells”
13. Qubit protéique, vulgarisation grand public
LiveScience - “Scientific breakthrough leads to fluorescent biological qubit”
14. Contexte général superradiance / microtubules
“Quantum Biology Yields Evidence of Superradiance and its Potential for Quantum Information Processing”
15. Biosphère qui calcule plus vite que les ordinateurs actuels
“Study Finds Cells May Compute Faster Than Today’s Quantum Computers”
16. Quantum sensor qui voit à l’intérieur des cellules
“The Breakthrough Quantum Sensor That Sees Inside Your Cells” avec Peter Maurer
17. Conscience quantique - cadre théorique élargi
“Conscious Quantum Field Hypothesis (CQFH) v2.6”
https://sciety.org/articles/activity/10.31219/osf.io/x97ds_v4
18. Schrödinger - fondations conceptuelles
Erwin Schrödinger, What is Life? (1944)
Chercher : What is Life Schrödinger Cambridge University Press
La nouvelle version du document de travail concernant le modèle Micellium tentant d'apporter une voie ni matérialiste, ni idéaliste au dur problème de la conscience (The Hard Problem of Consciousness de David Chamler) est sortie.
Lien vers les PDF (français et anglais) + les nouvelles figures : https://www.researchgate.net/publication/398284686_The_Micellium_A_Minimal_Relational_Framework_for_Thinking_the_Emergence_of_Time_Space_and_Consciousness?channel=doi&linkId=693048f5ade0272d5bba8158&showFulltext=true
Pour démarrer cette année 2026 avec une bonne vision et comprendre pourquoi le paradigme NSQ n'est absolument ni un effet de mode, ni un modèle métaphysique, mais bien une nécessité ontologique pour comprendre et décrire la conscience de manière beaucoup plus juste et profonde, je vous propose un petit résumé des avancées scientifiques de l'année qui s'est écoulée.
En vous souhaitant une agréable lecture.
Les développements scientifiques les plus significatifs de l'année dernière (2025) marquent des avancées notables en neurosciences et en physique théorique, avec un focus croissant sur la conscience et ses liens quantiques. Ces progrès incluent des tests empiriques de théories comme l'IIT, des modèles holographiques revisités et des applications de la cognition quantique. De nombreuses publications académiques soulignent une conscience potentiellement plus répandue et ancienne que prévu.
Neurosciences et Conscience
Des études ont challengé les théories dominantes comme l'IIT et la GNWT via des expériences sur 256 sujets, montrant que la conscience est plus liée à la perception sensorielle qu'au cortex préfrontal. La conscience pourrait être plus répandue, préexistant les systèmes nerveux complexes chez divers organismes animaux. Un volume entier de Neuroscience of Consciousness (2025, Issue 1) publie des dizaines d'articles sur des thèmes comme les microtubules quantiques pour la conscience, les états altérés sous psychédéliques et la neurophénoménologie computationnelle.
Théories TOE et Univers Holographique
Des travaux sur l'équation de Schrödinger soutiennent le principe holographique, suggérant que l'univers 3D est une projection 2D, rapprochant d'une TOE unifiant matière, énergie et gravité. Un modèle holographique d'énergie sombre, stabilisé en 2024-2025, propose un "long gel" cosmique comme fin de l'expansion universelle. Des conférences explorent les TOE unifiant forces fondamentales, sans percée décisive mais avec des reformulations mathématiques avancées.
Cognition Quantique
La cognition quantique applique la théorie quantique des probabilités à la modélisation cognitive, expliquant des effets comme les jugements probabilistes, la mémoire et les décisions sans physique quantique réelle. Des revues 2025 couvrent son programme de recherche en psychologie, incluant interférences et effets d'ordre. Un article propose un substrat quantique macroscopique dans les microtubules cérébraux, résolvant les problèmes de liaison et d'épiphénoménalisme.
Publications Notables
Neuroscience of Consciousness 2025/1 : Articles sur IIT sous anesthésie, rêves lucides VR, et modélisation neuronale des états conscients.
Études sur origines : Conscience universelle pré-Big Bang (AIP Advances) et formes primitives chez organismes simples (Ruhr University).
Quantum cognition overview (PubMed, 2025) et IIT 4.0 révisions. Ces travaux alimentent l'Année Internationale de la Science Quantique 2025.
https://academic.oup.com/nc/issue/2025/1 (Neuroscience of Consciousness, Volume 2025 Issue 1 : articles sur IIT, états conscients, microtubules)
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40608277/ (An overview of the quantum cognition research program, 2025)
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12658452/ (Quantum-like cognition and decision-making, 2025)
https://www.emergentmind.com/topics/integrated-information-theory-iit (Integrated Information Theory updates, 2025)
https://journals.plos.org/ploscompbiol/article?id=10.1371/journal.pcbi.1011465 (IIT 4.0: properties of phenomenal experience)
https://www.sciencedaily.com/releases/2025/04/250430142233.htm (Landmark experiment on origins of consciousness, avril 2025)
https://thedebrief.org/science-of-consciousness-the-most-intriguing-discoveries-in-2025-involving-neuroscience-and-the-mind/ (Synthèse découvertes conscience 2025 : neurosciences, mind)
https://beacon-intelligence.com/landscape-reviews/neuroscience-2025-landscape-review/ (Neuroscience 2025 Landscape Review)
https://www.frontiersin.org/journals/human-neuroscience/articles/10.3389/fnhum.2025.1676585/full (Macroscopic quantum effects in the brain)
https://trustmyscience.com/long-freeze-pourrait-marquer-fin-univers-modele-holographique-energie-sombre/ (Modèle holographique énergie sombre, 2024-2025)
https://www.phonandroid.com/et-si-notre-univers-netait-quun-hologramme-une-equation-vieille-de-100-ans-pourrait-le-prouver.html (Univers holographique, équation Schrödinger, 2025)
https://www.tdg.ch/la-revue-nature-prevoit-des-percees-scientifiques-en-2025-706735245390 (Nature prévoit percées scientifiques 2025)
https://coconote.app/notes/214b56dd-21e3-48a6-99b0-31c02e8a7bea (Théorie du tout, 2025)
http://cogsys.org/conference/2025/ (Advances in Cognitive Systems 2025)
https://www.usherbrooke.ca/iq/en/quantum-2025 (Quantum 2025, Institut quantique)
https://jiq-epiq-2025.sciencesconf.org/?lang=en (Journées Informatique Quantique 2025)
https://www.qmenta.com/blog/top-5-trends-in-neuroscience-you-need-to-know-in-2025 (Top 5 trends neurosciences 2025)
https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13869795.2025.2550245 (Consciousness science and constitutive principles)
https://jbusemey.pages.iu.edu/quantum/Busemeyer_Open_Access.pdf (Quantum Consciousness, Brains, and Cognition)
https://pallerlab.psych.northwestern.edu/pubs.html (Publications Cognitive Neuroscience Lab, incl. conscience)
Le Micellium : un nouveau cadre relationnel pour la conscience
✍️ Non, ce n'est pas une faute d'orthographe! Nous devons inventer une nouvelle rhétorique pour pouvoir élargir la pensée conceptuelle.
Micellium = Contraction de Micelle + Mycelium
Après plusieurs années de recherche transdisciplinaire, nous ouvrons un nouveau cycle avec la publication du préprint « Micellium » sur ResearchGate. Micellium propose de changer de grammaire : au lieu de partir d’objets ou de substances, le point de départ est le changement relationnel sans substrat originel.
Dans ce cadre, un « objet » n’est plus une chose en soi, mais un motif de stabilité locale dans un réseau en évolution permanente. La conscience, la matière et le temps sont abordés comme des patterns de co-contraction / décontraction au sein d’un graphe dynamique pondéré.
Cette approche permet :
• de dépasser le vieux dilemme « tout matière » versus « tout conscience » ;
• d’explorer la co-émergence de l’identité, de la mémoire et de la perception dans un tissu relationnel sans centre ni point de vue absolu ;
• de créer des ponts concrets avec les neurosciences computationnelles, les modèles de cognition quantique et les approches phénoménologiques de la conscience.
Le préprint Micellium est un texte programmatique : il ne prétend pas fournir une théorie définitive, mais un cadre de travail rigoureux pour fédérer simulations, modélisation mathématique et recherches appliquées (neurosciences, clinique, sciences cognitives).
📄 Préprint (en français) disponible ici :
👉 Micellium – préprint sur ResearchGate
Les derniers mois ont été marqués par plusieurs avancées scientifiques majeures, notamment des recherches révolutionnaires en neurosciences, sur les théories du Tout (TOE), l’univers holographique, la cognition quantique, l’IIT (Integrated Information Theory), l’origine de la conscience et de nombreuses publications académiques significatives.
Neurosciences et origine de la conscience
Une étude internationale publiée dans Nature en avril 2025 bouleverse les modèles classiques sur la localisation de la conscience dans le cerveau. En analysant l’activité cérébrale de centaines de participants via IRMf et magnétoencéphalographie, les chercheurs montrent que les cortex sensoriels postérieurs jouent un rôle central, contrairement à la vision dominante centrée sur les régions frontales.
Cette découverte remet en question la théorie du “Global Neuronal Workspace” et propose une nouvelle direction pour comprendre le ressenti humain et la dynamique de l’émergence consciente.
Des travaux très récents explorent également les états modifiés de conscience, notamment via les expériences de sortie de corps et leurs corrélats neurophysiologiques, élargissant encore la compréhension des frontières entre perception, cognition et conscience. L’IIT de Giulio Tononi reste discutée, notamment quant à son pouvoir explicatif face aux nouveaux résultats expérimentaux.
TOE, univers holographique et cognition quantique
L’univers holographique continue d’alimenter la recherche, avec des études qui montrent la pertinence du modèle holographique pour comprendre la gravité quantique et l’origine de l’espace-temps. En 2025, des analyses mettent en avant le rôle de l’holographie comme “pierre de Rosette” permettant d’unifier la mécanique quantique et la relativité générale. Les implications pour la TOE sont majeures : la compréhension de l’information dans les dimensions inférieures pourrait fournir la clé d’une théorie du Tout cohérente.
Du côté de la cognition quantique, des modèles inspirés de l’intrication et du formalisme quantique jalonnent l’étude de la prise de décision, de la perception et de l’émergence des états conscients, même si aucune publication n’a encore fait consensus absolu sur le plan expérimental en 2025.
Concernant la NSQ® — La concrétisation de plus de 30 années de pratique, recherches et observations
C'est dans cette suite logique qu'il était nécessaire d'approfondir le concept de Conscience (globale et locale « biologique ») vers un cadre unifiant et cohérent. Afin d’éviter les travers du matérialisme, qui réduit la conscience à de simples signaux électrochimiques — ce qui ne constitue que la partie visible de l’iceberg — tout autant que les dérives de l’idéalisme, qui affirme dogmatiquement que « tout est conscience » sans aucun critère opératoire.
C’est à partir de cette exigence de cohérence que Joachim Roberfroid a, dans un premier temps, entrepris d’essayer, d'étendre et d’approfondir l’IIT (Integrated Information Theory) de Giulio Tononi et Christof Koch. Cette démarche l’a conduit vers un modèle où la Conscience, l’Espace et le Temps ne sont pas des entités distinctes, mais des dimensions interdépendantes, co-déterminées, sans hiérarchie ni primauté.
Autrement dit : aucune des trois ne peut exister isolément.
Il n’y a donc pas de « substrat » au sens classique, mais une co-émergence fondamentale.
Le travail est en cours et pourrait être prometteur ou bien sombrer dans le néant. L'avenir nous le dira!
The Micellium : A Minimal Relational Framework for Thinking the Emergence of Time, Space and Consciousness.
December 2025
DOI: 10.13140/RG.2.2.18816.49928
License: CC BY-SA 4.0
Abstract :
"What if the false dilemma had been there from the start: reducing consciousness to matter, or dissolving matter into consciousness? Micellium opens a third path: changing the grammar. Here, the primitive is not a substance, but relational change; an “object” becomes a local stability within an evolving network. The formalism is based on a dynamic graph (G_n=(V,E,C,w)), where (C\in(0,1)) parameterizes local contraction, while (w) denotes an oriented and complex relational coupling whose magnitude and phase carry cohesion, directionality, and asymmetry. The dynamics is conceived as equivariant, with no privileged node. Topological and structural invariants of the network—cycles, holonomies, lockings, charges—thus become candidates for describing identity, persistence, and transformation. This text is a programmatic preprint: neither a finished theory nor an extension of the Standard Model or general relativity, but a call to bring together simulations, topology, computational neuroscience, and phenomenology around clear primitives, testable invariants, and falsifiable signatures."
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(Version française):
Et si le faux dilemme était là depuis le début : réduire la conscience à la matière, ou dissoudre la matière dans la conscience ? Micellium ouvre une troisième voie : changer de grammaire. Ici, la primitive n’est pas une substance, mais le changement relationnel ; un “objet” devient une stabilité locale dans un réseau en évolution. Le formalisme repose sur un graphe dynamique (G_n=(V,E,C,w)) où (C\in(0,1)) paramètre la contraction locale, tandis que (w) désigne un couplage relationnel orienté et complexe, dont l’intensité et la phase portent cohésion, directionnalité et asymétrie. La dynamique est conçue comme équivariante, sans nœud privilégié. Des invariants topologiques et structurels du réseau — cycles, holonomies, verrouillages, charges — deviennent alors des candidats pour décrire identité, persistance et transformation. Ce texte est un préprint programmatique : ni théorie achevée, ni extension du Modèle Standard ou de la relativité générale, mais un appel à fédérer simulations, topologie, neurosciences computationnelles et phénoménologie autour de primitives claires, d’invariants testables et de signatures réfutables.
Note de l'auteur:
Le Micellium n’est pas né chez moi d’un goût pour la spéculation abstraite, ni de l’envie de bâtir un système supplémentaire. Il est né d’une double insatisfaction, clinique et conceptuelle.
La première est celle du terrain. Dans ma pratique, j’ai rencontré des phénomènes qui résistent aux partages habituels entre cerveau, psychisme, mémoire, espace vécu et temporalité. Certaines transformations cliniques rapides, reproductibles dans un cadre méthodologique précis, me conduisent à penser qu’un changement profond de l’expérience ne se laisse pas décrire adéquatement par une causalité strictement localisée dans le cerveau seul. Je ne présente pas cela comme une preuve théorique. J’y vois en revanche une motivation forte pour chercher un cadre plus large, plus cohérent, et moins mutilant.
La seconde insatisfaction est ontologique. Une part importante des discours contemporains reste, selon moi, enfermée dans une alternative appauvrissante : ou bien la matière est tenue pour première, et la conscience doit en sortir ; ou bien, en réaction, la conscience est tenue pour première, et le monde physique devient secondaire. Ces deux positions semblent s’opposer, mais elles reproduisent à mes yeux une même structure : elles cherchent une substance fondamentale avant les relations.
Le Micellium essaie d’ouvrir une autre voie. Il propose de prendre le changement relationnel comme primitive, et de penser espace, temps et conscience non comme des blocs séparés, ni comme des illusions réductibles l’une à l’autre, mais comme trois régimes co-émergents d’un même tissu dynamique. Dans cette perspective, l’enjeu n’est pas de choisir entre matérialisme et idéalisme, mais de sortir du face-à-face stérile qu’ils entretiennent.
Je ne présente pas ce cadre comme achevé. Le Micellium est un programme de recherche, non une théorie close. Il vise à élaborer un langage minimal capable de générer des hypothèses formalisables, simulables, discutables et, autant que possible, réfutables. Sa valeur ne dépendra pas d’une adhésion préalable, mais de sa capacité à éclairer des questions mal posées, à relier des champs habituellement disjoints, et à produire des conséquences qu’on puisse véritablement mettre à l’épreuve.
Si ce travail porte une ambition, ce n’est pas celle de fermer le débat. C’est celle d’ouvrir un passage là où des positions tenues pour incompatibles risquent en réalité de reconduire, chacune à sa manière, la même impasse.
NB : Micellium synthétise la convergeance entre un réseau global interdépendant (le mycélium) et la formation d'entités non-substantielles purement relationnelles, les "micelles". Cela sert à illustrer - assez imparfaitement - l'organisation du modèle créant ce que nous appelons le réel.
Le réel n’est ni matière produisant la conscience, ni conscience produisant la matière.
Le réel n’est pas, pour nous, une substance qui donnerait naissance au reste.
Il n’est ni une matière première d’où émergerait la conscience,
ni une conscience première dont le monde physique ne serait qu’une projection.
Ces deux positions, malgré leur opposition apparente, reposent sur une même hypothèse :
qu’il existerait d’abord quelque chose de fondamental, puis seulement ensuite des relations.
Notre proposition est différente.
Le réel est relation dynamique.
Autrement dit, ce qui est premier n’est ni une chose, ni un contenant, ni une substance.
Ce qui est premier, c’est le changement relationnel lui-même : un tissu de transformations, de tensions, de stabilisations et de reconfigurations dont émergent ensuite ce que nous appelons espace, temps, matière et conscience.
L’espace n’est pas un contenant
Une clarification s’est imposée au fil de la formalisation.
Les premières versions du modèle conservaient encore, implicitement, l’idée que l’espace serait une sorte de milieu préexistant dans lequel la conscience, la matière et le vivant viendraient apparaître. Comme si l’univers était d’abord une boîte, et l’existence ensuite ce qui s’y déploie.
Cette hypothèse a dû être abandonnée.
L’espace n’est pas un contenant.
Il n’est pas le décor du réel.
Il en est l’une des manifestations émergentes.
Ce que nous appelons « espace » n’est pas un milieu dans lequel les choses existeraient.
C’est plutôt une interface de manifestation : la surface relationnelle à partir de laquelle une dynamique plus profonde devient perceptible, mesurable, partageable.
Ce que nous appelons matière n’est pas une substance première
Dans cette perspective, la matière n’est plus pensée comme un bloc fondamental ou comme le socle ultime du réel.
Elle correspond à un régime de stabilité : une forme relativement persistante prise par un tissu de relations en mouvement.
Ce que nous percevons comme solide, séparé, localisé, n’est pas nécessairement premier.
C’est une manière, pour certaines dynamiques, de se maintenir, de se verrouiller, de devenir robustes à travers le changement.
La matière n’est donc pas niée.
Mais elle n’est plus traitée comme fondatrice.
Espace, temps et conscience ne sont pas séparables
Le point décisif est là :
Nous ne pensons ni l’espace, ni le temps, ni la conscience comme trois entités indépendantes qu’il faudrait ensuite raccorder artificiellement.
Nous les pensons comme trois régimes co-émergents d’un même réel relationnel.
Le temps ne serait pas un simple paramètre extérieur : il exprime l’orientation du changement.
L’espace ne serait pas un contenant : il exprime une surface de manifestation et de relation.
La conscience ne serait pas un accident secondaire : elle exprime un régime d’intégration, de perspective et de rétention au sein de cette dynamique.
Le problème n’est donc pas de savoir lequel des trois “produit” les deux autres.
Le problème est de comprendre comment ils co-émergent à partir d’une même architecture relationnelle.
Une autre manière de voir
On peut l’approcher par une image simple :
Ce n’est pas la vague qui produit la mer.
Ce n’est pas la mer qui produit la vague.
La vague est la forme que prend la mer lorsqu’elle entre dans un certain régime de mouvement.
De la même manière, ce que nous appelons matière, espace ou conscience pourrait ne pas être des réalités séparées, mais différentes formes de stabilisation d’un même fond dynamique.
Ce que cela change
Ce déplacement n’ajoute pas une théorie de plus à celles qui existent déjà.
Il demande un changement d’ontologie.
L’espace n’est pas fondamental.
La matière n’est pas fondatrice.
La conscience n’est pas un supplément mystique.
Le point de départ n’est pas la forme, mais la dynamique relationnelle dont les formes émergent.
Dans cette perspective, la réalité n’est plus pensée comme un ensemble d’objets placés dans un espace, mais comme une architecture de relations en transformation dont les objets, les corps, les mondes vécus et les stabilités physiques sont des expressions.
Le pari du Micellium
Le Micellium explore cette voie.
Il ne part ni de la matière seule, ni de la conscience seule.
Il part du changement relationnel.
Son ambition n’est pas de remplacer un dogme par un autre, mais d’ouvrir un espace de pensée où la physique, la phénoménologie et l’expérience vécue puissent être articulées autrement.
Ce que nous cherchons, ce n’est pas une nouvelle croyance.
C’est un langage plus juste pour décrire un réel qui semble moins fait de substances que de relations, moins fait de blocs que de dynamiques, moins fait de choses que de formes émergentes.
Si la conscience locale est l’expression incarnée d’une dynamique d’information plus vaste, alors l’expérience humaine — avec ses élans, ses blessures, ses tensions — n’apparaît plus comme un dysfonctionnement à corriger, mais comme une organisation temporaire à comprendre.
Dans cette perspective, un trauma n’est pas seulement une cassure : c’est une temporalité restée ouverte, une expérience dont l’intégration a été interrompue.
Une charge émotionnelle n’est pas une épine à extraire : c’est un cycle d’information demeuré inachevé.
Une croyance limitante n’est pas une simple erreur cognitive : c’est une forme de régulation intérieure qui, à un moment de l’histoire du sujet, a eu sa cohérence.
L’accompagnement NSQ ne cherche donc ni à effacer, ni à compenser, ni à reprogrammer au sens mécanique du terme. Il vise à remettre l’expérience en mouvement, jusqu’à ce qu’elle retrouve sa dynamique naturelle d’intégration.
La transformation n’est pas un ajout.
Elle est la reprise d’un flux interrompu.
La libération n’est pas une conquête.
Elle est l’achèvement d’un cycle suspendu.
L’être ne devient pas enfin lui-même comme on atteindrait un idéal extérieur.
Il cesse d’être maintenu dans une forme de retenue qui ne lui est plus ajustée.
C’est ce qui rend les changements observés à la fois rapides, doux et durables :
rapides, parce qu’ils suivent l’intelligence propre du système ;
doux, parce que rien n’est arraché ;
durables, parce que la structure se réorganise au lieu d’être simplement compensée.
La méthode n’agit donc pas principalement sur la volonté.
Elle agit sur la configuration.
Elle ne cherche pas à imposer un contrôle.
Elle cherche à restaurer une cohérence.
Le NSQ® Lab a été créé pour structurer et formaliser des observations déjà reproductibles dans la pratique clinique des Praticiens et Masters NSQ®.
L’objectif n’est pas de démontrer une efficacité, mais de caractériser des mécanismes.
Les études menées reposent sur trois principes :
1- Standardisation
Chaque protocole est décrit précisément, étape par étape, afin que toute intervention soit reproductible indépendamment de la personne qui l’applique.
2- Traçabilité
Les données d’observation (postures, dynamiques sensorielles, modulations émotionnelles, stabilisations) sont consignées de manière comparable.
3- Convergence
Les résultats ne sont interprétés qu’à partir de phénomènes répétables chez différents praticiens et différents participants.
L’enjeu n’est pas l’« adhésion » mais la cohérence phénoménologique.
*Le cadre est clair : La NSQ® ne se substitue pas à un acte médical, et ne prétend pas traiter des maladies.
Elle intervient dans la dynamique d’expérience : là où le vivant se configure.
NB : Prochaine étude prévue à partir d'Avril 2026 : premières conclusions et éditions des résultats estimés Q4 2026 ou Q1 2027

Avertissement : La NSQ® ne constitue pas un acte médical et ne se substitue pas aux soins de santé conventionnels
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